Petit mémento sur le handicap moteur à l’attention de tous

Visuel d'une chaise roulante au lever du soleil

 

Temps de lecture : 4 min

 

Continuons la série des petits mémentos. 
Je vous ai précédemment parlé du handicap auditif (ici) et du handicap visuel (par là) grâce à la Délégation Ministérielle à l’Accessibilité (DMA). 
Cette semaine je vous propose de faire le point sur le handicap moteur. 
Même principe que pour les autres, je vous propose un rappel de cet handicap,
les origines,
quelques chiffres,
les principales incapacités et difficultés courantes liées à la déficience motrice,
les principaux besoins des personnes handicapées moteurs,
le savoir faire et le savoir être ! 

Bonne lecture ! 

Caroline de la Team Picto Access. 

 

 

Qu’est-ce que le handicap moteur ?

Le handicap moteur recouvre l’ensemble des troubles pouvant entraîner une atteinte totale ou partielle de la motricité. Ces troubles sont généralement des handicaps visibles, mais leur expression et leurs conséquences sont très variables. On y trouve notamment :

• Les utilisateurs de fauteuils roulants ;
• Les personnes se déplaçant à l’aide d’une ou deux cannes ;
• Les utilisateurs de déambulateurs ;
• Les personnes ayant des difficultés à bouger les jambes et/ou les pieds – les malmarchants, etc.

 

Les origines

Le handicap moteur peut être dû à une malformation ou une maladie survenue in-utero ou dans les premières années de la vie.

Il peut survenir à la suite d’une maladie acquise plus tard ou de différentes formes de traumatismes. Un certain nombre de maladies sont évolutives, et même lorsque la maladie est stable en elle-même, ses conséquences en termes de handicap peuvent s’accroître au cours de la vie par des déformations pendant la croissance ou des difficultés qui vont grandissantes du fait du vieillissement de la population.

 

Quelques chiffres

Les déficiences motrices concernent environ 2 300 000 personnes, en France, soit 4 à 5% de la population.

Chaque année, 3 enfants sur 1 000 naissent avec des déficiences motrices assez sévères. Près d’un tiers d’entre eux sont infirmes moteurs cérébraux (IMC).

Pour les adultes, on estime que 1,5 % de la population générale est atteint de troubles moteurs isolés, soit environ 850 000 personnes, ces troubles associés à d’autres déficiences font remonter cette estimation à 4 %.

 

Principales incapacités et difficultés courantes liées à la déficience motrice de la personne (variant d’une personne à une autre)

Pour les personnes utilisant un fauteuil roulant :
• Se déplacer sur des sols meubles, glissants ou irréguliers ;
• Franchir des obstacles ;
• Franchir des dénivelés en montée comme en descente (pentes, marches, etc.) ;
• Circuler sur des cheminements étroits ;
• Atteindre certaines hauteurs (accès à un guichet, à un automate, à un panneau d’information, etc.) et saisir des objets hauts placés ;
• Se pencher pour saisir un objet ou appréhender un service ;
• Accéder à certains services (toilettes publiques par exemple).

Pour les personnes à mobilité réduite :
• Se déplacer sur des sols meubles, glissants, réfléchissants ou irréguliers ;
• Se déplacer sur des longues distances ;
• Rester en station debout sans appui, subir des attentes longues ;
• Se pencher en avant pour saisir un objet ou appréhender un service ;
>• Monter ou descendre un escalier.

 

Les principaux besoins des personnes handicapées moteurs

• Participer, selon son degré de handicap, à tous les aspects de la vie quotidienne et permettre l’expression des capacités ;
• Dans le respect de la continuité de la chaîne du déplacement, pouvoir utiliser les transports collectifs, se déplacer sur la voirie et accéder aux bâtiments avec la plus grande autonomie possible ;
• Participer à des réunions de travail, des meeting, des manifestations sportives, culturelles, éducatives ou de loisirs ;
• Bénéficier d’une offre de logements adaptée à la déficience motrice avec des largeurs de portes, de cheminements intérieurs, de sanitaires et de salles de bains/ salles de douches adaptées, etc.

 

Le savoir être

La personne déficiente motrice est une personne à part entière. Il n’est pas nécessaire, dans la plupart des cas, de passer par un tiers pour s’adresser à elle.

Il est important de se mettre au niveau de la personne en s’asseyant lorsque cela est possible, ou en s’accroupissant, et de rester naturel dans le langage et le ton employé.

 

Le savoir faire 

Le fauteuil est l’extension de la personne et ne fait qu’un avec elle. Il ne faut donc pas la bousculer ou bousculer le fauteuil, ni le manipuler sans son consentement. La personne en fauteuil est une personne autonome. Si elle a besoin d’aide, elle saura le demander que se soit pour être poussée, pour ouvrir une porte, franchir une rampe, être guidée, accéder à un bien ou un service, etc. Il faut être vigilant et à l’écoute de la personne.

Il faut éviter les mouvements brusques ou trop rapides lorsque l’on pousse le fauteuil roulant.

Dans les déplacements, il faut marcher au rythme du déplacement du fauteuil et à côté du fauteuil.

La signalétique adaptée permet aux utilisateurs de fauteuil roulant et aux personnes à mobilité réduite d’emprunter les bons axes et bons cheminements qui éviteront l’impasse.

Les longs cheminements, les couloirs, les plans inclinés doivent être équipés de mains courantes (rampes) permettant un appui de la personne à mobilité réduite.

Des places de stationnements réservé sont bien délimitées en voirie et dans les espaces de stationnement rattachés aux établissements recevant du public. Elles sont destinées aux personnes à mobilité réduite pour lesquelles elles sont indispensables. Un bon esprit civique interdit à tout autre utilisateur de s’y installer.

Il faut prévoir un récipient d’eau pour le chien d’accompagnement qui suit son maître partout où il se rend. Le chien d’aide permet une autonomie à son maître en ramassant les objets et en les portant (sac de commission, journal, téléphone, etc.). Il ouvre et ferme les portes, appelle les ascenseurs et organise le déplacement de son maître, il garantit la sécurité de celui-ci en allant chercher une aide.

 

Quelques adresses utiles

Association des Paralysés de France – France Handicap (APF – France Handicap)  – 17 boulevard Auguste Blanqui – 75013 Paris –  01 40 78 69 00 – www.apf.asso.fr

Association française contre les myopathies (AFM)  – 1 rue de l’Internationale – BP 59 – 91002 Evry Cedex – 01 69 47 28 28 – www.afm.org

Groupement pour l’insertion des personnes handicapées physiques (GIHP) – 10 rue Georges-de-Porto-Riche – 75014 Paris –  01 43 95 66 36 – www.gihpnational.org

Association Handi’chiens – www.handichiens.org

 

 

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